20/11/2008

postes war !!!

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04/11/2008

Celle qui a failli aller au gala Ni Putes, Ni Soumises

Il y a un peu plus d'une semaine, une amie m'appelle pour me dire: "hé, Maoudette, ça t'intéresserait le gala de Ni Putes, Ni Soumises?"

Bah oui, ça m'intéressait, il y aurait des comiques dont Florence Forresti, que j'aimerais bien voir sur scène. J'ai donc accepté sa proposition, étant donné qu'elle avait des places gratuites.

Le jour J, nous voici donc avec A. à chercher le Casino de Paris où nous avions rendez-vous avec la fournisseuse de billets et une autre amie. Après avoir remonté la rue d'Amsterdam pendant au moins 10 minutes et être pratiquement arrivées Place Clichy, je me suis rendue compte en ayant ma fournisseuse au téléphone que le Casino de Paris était beaucoup plus près de St Lazare que je ne l'avais imaginé. Nous sommes donc redescendues, moi me flagellant mentalement de ma propre stupidité, et avons finalement trouvé l'endroit cherché, devant lequel une longue file d'attente s'était déjà installée.

Il était 18h20, la soirée était censée commencer à 19h. Mes deux amies arrivèrent 10 minutes plus tard, alors que la foule continuait de grossir. Je sentais que l'attente n'allait pas être une partie de plaisir. Je pris cependant mon mal en patience, parce qu'elle en valait la peine.

19h. Je consultai ma montre avec une espèce de joie sauvage, pensant que cette attente allait enfin se terminer et que les filles devant qui s'amusaient à dessinez c'est gagné version chant allaient enfin rejoindre la troupe anonyme et mutique des spectateurs. Que nenni! Il se passa un quart d'heure avant que je ne me rende à l'évidence: nous n'allions pas entrer de sitôt!

De temps en temps nous voyions passer une personne qui faisait partie du spectacle et avait la chance de pouvoir prendre l'entrée des artistes, alors que nous continuiions à poireauter dans ce qui - par bonheur! - était une journée pratiquement estivale, comparée aux températures proches de zéro que nous avions dû subir la semaine précédente. Le mercure continuait cependant à chuter à cause de l'heure tardive. Je regardais ces chanceux avec envie, moi qui en étais réduite à partager un bout de trottoir avec mes compagnons de galère.

A un moment, la queue se mit à avancer et je crus que nous allions rentrer! Mais elle n'avança que de deux mètres à peine et s'arrêta, me laissant désespérée, appuyée contre mon bout de mur. Ce petit manège dura un certain temps, nous laissant à chaque fois pleines d'espoir de voir l'espace entre nous et la lointaine porte d'entrée se réduire peu à peu.

A un moment, peut-être était-il 20h, peut-être plus tard, je ne sais plus exactement, nous entendîmes crier loin devant. Nous crûmes à une bagarre. Mon amie C. me porta un instant afin que je puisse m'en informer, mais je ne vis rien qu'une masse de crânes plus ou moins chevelus, des crânes à perte de vue! Nous en fûmes réduites à avancer en aveugle, deux mètres par deux mètres, toutes les 10 minutes.

Un peu plus tard il y eut une sorte de remous, une personne criait quelque chose et cela provoqua soudain un déplacement de la foule qui se déversa sur la chaussée pour s'avancer vers une autre porte située plus loin. Nous suivîmes le mouvement et entendîmes que la porte de droite n'acceptait que les personnes invitées par les associations, les autres, invités par la télévision ou par le biais d'internet, devait s'entasser en face d'une seconde porte plus à droite. Une femme s'égosillait en faisant de grands gestes pour chasser tous ces importuns qui n'avaient pas eu la chance extrême d'être invités par une association ou un comité d'entreprise. Les importuns en questions se ruèrent donc vers la seconde porte et, ce faisant, se déversèrent sur la chaussée qui était, je dois le préciser, encore ouverte à la circulation. Deux pompiers se précipitèrent pour empêcher les gens d'envahir toute la chaussée et de provoquer un embouteillage parmi les voitures et les bus qui passaient. Je me retrouvai avec mes quatre compagnes de galère serrée contre des gens, incapable de voir autre chose que le ciel étoilé si je regardais en haut au-dessus des dos, ou mes pieds si je baissais le nez vers le sol. Je n'en pouvais plus! Deux heures d'attente pour me retrouver coincée en sandwich dans une foule hostile! J'entendais mon amie fournisseuse pester et dire que c'était mal organisé, que pousser les gens comme ça vers une autre porte qui, de plus, restait désespérément fermée, comme si on n'avait pas voulu faire entrer ces mécréants invités par la télé, c'était débile, qu'on était déjà serrés comme des sardines et que nous repousser encore vers le trottoir, nous tassant encore plus, comme le faisaient les pompiers, n'était pas très malin, et tout cela accentuait mon angoisse. Je n'aime pas être dans une foule, et ce problème s'accentue avec l'âge, je crois. Là je me trouvais coincée au milieu de gens tous plus grands que moi qui m'empêchaient de voir ce qui se passait ailleurs que sur le dos de leur veste et cela me déplaisait fortement. Je sentis que je ne pouvais pas rester une minute de plus enfermée là, alors je commençai à jouer des coudes pour sortir. J'avais l'impression que je n'y arriverais jamais. Arrivée devant le dos des pompiers, je vis une voiture arriver et me mis à pleurer, pensant que je n'allais pas pouvoir sortir tout de suite comme je l'avais escompté. Mon amie fournisseuse cria après les pompiers en leur disant qu'il fallait que je sorte de là parce que je ne me sentais pas bien, et il arrêta la voiture pour moi. Je me précipitai sur le trottoir d'en face, le pompier me disant mollement de m'éloigner un peu pour me calmer - merci, je n'avais pas besoin de vous pour le savoir -, et me mis à sangloter de manière incontrôlable. Je ne voulais pas qu'on me voie pleurer, alors j'ai tourné la tête vers le mur, pour me cacher un peu. A. me donna deux mouchoirs.

Je mis au moins 1/4 d'heure à me calmer et à faire cesser ces frissonnements. Je me sentais honteuse de paniquer pour ça.

Les gens invités par les assos entraient sous les cris des femmes qui leur disaient de montrer leur invitation, sinon elles leur fermaient la porte au nez. Ceux invités par la télévision ou par le biais d'internet attendaient encore, serrés comme des sardines devant cette porte fermée, devant laquelle un malheureux ou une malheureuse levait à bout de bras un petit panneau sur lequel était inscrits au stylo les noms des chaînes et du site ayant envoyé les invitations. Tout le monde étant entré, les femmes en firent entrer d'autres qui avaient été invités par un CE ou par une chaîne particulière, mais ceux de la porte de droite n'avaient pas le droit de passer par elles.

20h35: Nous décidâmes d'aller manger au quick avant de rentrer, dégoûtées.

Je ne sais pas à cette heure si les invités des télévisions et du site internet sont rentrés ou s'ils sont encore en train d'attendre sur le trottoir, das l'espoir de rentrer un jour pour participer à ce fameux gala...

 

08/01/2008

Voyages, voyages... dans longtemps...

Comment se comporte une prof stagiaire en période de stress, quand tout - stage en responsabilité, stage de pratique accompagnée, mémoire professionnel à rédiger, problèmes familiaux, relationnels, etc. - lui tombe dessus en même temps ?

Réponse: elle a envie de se terrer chez elle, de ne plus voir personne et de passer ses journées à bosser et à se reposer, parce que les vacances l'ont plus fatiguée qu'autre chose. Elle veut juste qu'on lui foute la paix et qu'on la laisse se lamenter sur son sort en paix. Et puis elle n'a plus envie de sortir.

Remède: euh... des vacances? Ah non, c'est la rentrée !!! 

03/01/2008

Happy New Year !

En espérant que celle-ci sera meilleure que l'année écoulée...

Un petit lien vers une vidéo très sympa : New year - U2 (pas encore trouvé comment inclure une vidéo dans un blog...).

Bonne année à tous et toutes !